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Deux habitués de la Ryder Cup chronométrés hors délai à Wentworth

Jeu lent : Rose et Fleetwood épinglés à Wentworth, selon David Howell

Deux habitués de la Ryder Cup chronométrés hors délai à Wentworth

Justin Rose et Tommy Fleetwood ont écopé d'un « bad time » pour dépassement du temps de coup au BMW PGA Championship, disputé du 17 au 20 septembre à Wentworth, a révélé David Howell, membre du comité du DP World Tour.

Deux têtes d'affiche rattrapées par le chronomètre

À Wentworth, les arbitres n'ont relevé que deux dépassements de temps sur toute la semaine. Et ils visent deux habitués de la Ryder Cup européenne : Justin Rose et Tommy Fleetwood, qui ont chacun reçu un « bad time », l'avertissement officiel qui sanctionne un coup joué hors délai. L'information n'est pas venue du circuit lui-même mais de David Howell, membre de son comité, interrogé par le média britannique National Club Golfer. Le dirigeant précise n'avoir connaissance que de ces deux cas.

« Les deux seuls étaient deux de nos joueurs les plus en vue. C'est justement pour que les gens comprennent qu'on ne dorlote pas les vedettes. »

Ni l'un ni l'autre n'a perdu de coup : à ce stade, l'avertissement reste sans conséquence sur la carte de score.

Quarante secondes, et l'addition grimpe vite

Le barème du DP World Tour ne laisse pas de place à l'interprétation. Un joueur placé sous chronomètre dispose de 40 secondes pour jouer son coup, 50 secondes s'il est le premier de la partie à s'exécuter. Les avertissements se cumulent ensuite sur toute la durée du tournoi :

  • deuxième « bad time » : un coup de pénalité ;
  • troisième : deux coups de pénalité ;
  • quatrième : disqualification.

Les séances de chronométrage, elles, s'additionnent sur l'ensemble de la saison. Un joueur régulièrement pris en défaut s'expose à des amendes et à une inscription sur la liste de surveillance du circuit. Le règlement avait déjà fait parler de lui à Wentworth cette année, quand une décision d'arbitrage sur une balle enfoncée avait animé la semaine.

Le circuit assume sa sévérité

Howell revendique cette rigueur et place volontiers la barre très haut dans ses exemples, jusqu'à citer Rory McIlroy.

« Nos arbitres sont formidables : que vous soyez monsieur Tout-le-Monde ou Rory McIlroy, si vous êtes hors délai, vous êtes hors délai. C'est comme ça. »

Le dirigeant estime que son circuit a longtemps appliqué les sanctions les plus sévères du golf mondial, tout en reconnaissant que le PGA Tour comble son retard. Surtout, il insiste sur le fait que la pénalité de coup n'a rien de théorique : selon lui, au moins deux joueurs en ont écopé cette saison, d'un ou deux coups, pour avoir dépassé leur temps. « Ces joueurs-là sont ciblés et la réglementation leur rend la vie assez inconfortable, donc on en fait bien plus que ce que les gens imaginent », ajoute-t-il.

Cinq heures à Wentworth, et la balle renvoyée au golf de club

Reste le vrai chiffre, celui qui fâche le spectateur. Howell reconnaît que les tours du jeudi et du vendredi à Wentworth ont duré un peu moins de cinq heures, mais il y voit une contrainte mécanique plutôt qu'un laisser-aller : avec des départs simultanés aux trous 1 et 10 et un plateau très fourni, descendre sous quatre heures trente relève selon lui de l'impossible.

Le DP World Tour a mis en ligne la rediffusion intégrale du dernier tour du groupe de Justin Rose, aux côtés de Tyrrell Hatton et David Law. De quoi se faire son propre avis sur le rythme réel d'une partie professionnelle.

Le dirigeant termine par une pique qui va faire grincer quelques dents dans les clubs, et qui déplace le débat du circuit professionnel vers le parcours du dimanche matin.

« Le golf amateur doit se regarder en face et arrêter d'accuser les pros. Le golf de club doit être plus rapide, et les moyens d'y parvenir comptent autant que tout le reste. »

Où regarder en France

Diffusion :Canal+ SportGolf+Canal+

Horaires détaillés à venir dans le guide TV.

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